Tous les meubles anciens ne se vendent pas au même prix. Voici cinq styles particulièrement recherchés et comment les reconnaître chez vous.
Vous vous demandez si le meuble hérité de vos grands-parents intéressera quelqu'un ? Voici les cinq familles qui trouvent aujourd'hui preneur sans difficulté, à condition d'être en bon état et bien identifiées.
1. Le mobilier Art Déco signé
Commodes, bureaux, fauteuils des années 1925-1940, signés ou attribués à un grand nom (Ruhlmann, Sue et Mare, Jean Dunand, Pierre Chareau) : recherche soutenue, prix élevés. Cherchez l'estampille sous le plateau, à l'intérieur d'un tiroir, ou sous l'assise.
2. Le design scandinave et italien des années 1950-1970
Les fauteuils de Hans Wegner, Arne Jacobsen, Finn Juhl, les tables de Gio Ponti ou Carlo Mollino sont systématiquement recherchés. Même les pièces de série bien dessinées (Pastoe, Fritz Hansen, Cassina) trouvent acquéreur. Conservez les étiquettes du fabricant.
3. Le mobilier français du XVIIIe estampillé
Un fauteuil Louis XV signé d'un ébéniste répertorié (estampille apposée à l'intérieur de la traverse) peut valoir dix fois plus qu'un fauteuil similaire non signé. Vérifiez les traverses, les ceintures, les dessous d'assise.
4. Le mobilier de métier en bois et métal
Établis, comptoirs de mercerie, classeurs Strafor, étagères industrielles : la mode du factory chic reste forte. Pas besoin de signature : la patine du temps suffit à séduire les amateurs.
5. Les pièces uniques d'artistes du XXe
Tabouret de Charlotte Perriand, lampadaire de Serge Mouille, console de Diego Giacometti : marché ultra-recherché. Si vous pensez avoir une pièce de ce type, ne la confiez surtout pas à un brocanteur local avant une estimation spécialisée.
Ce qui ne fonctionne plus
Les armoires normandes ou bretonnes massives, les buffets Henri II en chêne sombre, les salons de salle à manger Louis-Philippe complets : très peu de demande sur le marché secondaire. Cela ne veut pas dire zéro valeur, mais oriente vers des circuits locaux ou le don à des associations qui rénovent.
Un point sur l'état
Un meuble en parfait état d'origine vaut souvent plus qu'un meuble restauré, même de qualité. Évitez tout décapage, vernis ou peinture avant estimation : vous risquez de diviser la valeur par trois.
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