Trouver la marque avant tout le reste
Une porcelaine porte sa marque de manufacture sous le pied. Une pièce d'orfèvrerie française porte des poinçons — le poinçon de titre garantissant le métal, et le poinçon de maître identifiant l'atelier — souvent minuscules, au revers ou sur la bordure. Un objet asiatique porte fréquemment une marque de règne à la base.
Ces marques sont le point de départ de toute identification sérieuse. Prenez-les en gros plan, bien nettes, quitte à multiplier les prises de vue : une marque floue oblige à revenir vers vous et retarde l'estimation.
Attention toutefois : une marque peut être apocryphe. Les grandes manufactures ont été copiées dès le XIXe siècle, et une marque de Sèvres ou de Meissen ne garantit pas à elle seule l'origine. Elle s'apprécie avec la qualité de la pâte, du décor et de la dorure.
L'état, impitoyable sur la céramique et le verre
Le marché de la céramique est l'un des plus sévères qui soient sur l'état. Un éclat au talon, une fêle — cette fissure fine qui traverse la pièce et qu'on décèle en la faisant tinter —, un recollage même soigné, et la valeur peut être divisée par trois ou quatre.
Ne cachez pas les défauts : ils seront vus, et une estimation fondée sur des informations incomplètes ne vaut rien pour vous. Photographiez-les franchement, c'est ce qui rend une fourchette fiable.
Argenterie : métal argenté ou argent massif
La différence de valeur est d'un ordre de grandeur, et la confusion est la règle. L'argent massif français porte un poinçon de garantie — tête de Minerve pour le premier titre — tandis que le métal argenté porte une marque de fabricant, souvent accompagnée d'une mention du type « métal blanc » ou d'un chiffre indiquant l'épaisseur d'argenture.
Un service de grande maison en métal argenté conserve néanmoins une valeur réelle, notamment s'il est complet et dans son coffret d'origine. Ne le négligez pas sous prétexte qu'il n'est pas massif.