Estimation gratuite · sans engagement · réponse sous 48 h maximum après réception
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J'ai hérité d'un tableau rapporté d'Afrique du Nord

Un parent ou un grand-parent a vécu en Algérie, au Maroc ou en Tunisie, et il en est revenu avec un tableau. L'œuvre est en France, vous êtes en France : la démarche est une estimation française ordinaire, et elle est gratuite. Voici comment la préparer — y compris ce que personne ne vous dira volontiers.

Ce qu'on regarde sur ces tableaux

Commencez par le plus simple : de quoi l'œuvre est faite. Huile sur toile, huile sur carton, gouache, aquarelle, dessin, ou reproduction imprimée. La lumière rasante tranche en quelques secondes — une peinture a du relief et des traces d'outil, une impression est plane et révèle à la loupe une trame régulière de points.

Regardez ensuite la signature, en caractères latins ou arabes, parfois suivie d'un lieu et d'une date. Puis le revers : inscriptions de lieu, étiquette, cachet, numéro, papier kraft ancien. Ne décollez rien et ne nettoyez rien.

Cherchez enfin les marques du voyage. Beaucoup de ces toiles sont revenues roulées : un pli horizontal, une ligne d'écaillage bien droite, un châssis visiblement plus récent que la peinture sont les traces de ce trajet. Ce ne sont pas des défauts rédhibitoires, mais ils changent l'état, donc l'estimation : signalez-les.

Rassemblez enfin ce qui accompagne l'œuvre : photographie ancienne du salon où elle était accrochée, courrier, facture, carton d'invitation. Sur ces dossiers, la provenance familiale compte autant que la toile.

Les noms qui comptent, et par quelle page commencer

Quatre familles couvrent l'essentiel de ce qui a été rapporté. La première est celle des orientalistes du XIXe et du début du XXe siècle, dont Eugène Delacroix (1798-1863) et Jean-Léon Gérôme (1824-1904) sont les références : c'est le sujet de la page sur le courant orientaliste.

La deuxième est celle des peintres venus travailler sur place. En Algérie, autour de la Villa Abd-el-Tif ouverte à Alger en 1907, avec Léon Cauvy (1874-1933) parmi les tout premiers pensionnaires : voir les tableaux peints en Algérie. Au Maroc, Jacques Majorelle (1886-1962), dont l'œuvre est liée à Marrakech : voir les tableaux peints au Maroc. En Tunisie, Alexandre Roubtzoff (1884-1949), qui y a fait toute sa carrière.

La troisième est celle des artistes maghrébins de la seconde moitié du XXe siècle, souvent passés par Paris : Mohammed Khadda (1930-1991), Ahmed Cherkaoui (1934-1967), Abdallah Benanteur (1931-2017), Choukri Mesli (1931-2017), Baya (1931-1998). Leurs œuvres sont souvent non figuratives et régulièrement prises pour de la décoration : voir les œuvres des peintres maghrébins de Paris.

La quatrième est la plus nombreuse, et c'est l'objet du paragraphe suivant.

Beaucoup de ces toiles sont des travaux d'amateur : le dire fait partie du service

Il faut l'écrire, parce que peu de sites l'écrivent : une grande part des tableaux rapportés d'Afrique du Nord sont des travaux d'amateur, sans valeur marchande. Peints par un membre de la famille, achetés à un peintre de rue, ou produits en série pour les visiteurs, ils ont une valeur de souvenir et pas de marché.

Ce n'est pas une mauvaise nouvelle qu'on vous cache : c'est la première chose que l'estimation vous dira, et l'entendre franchement vous fait gagner du temps. Un interlocuteur qui entretient le doute vous en fait perdre.

Les signes qui vont dans ce sens : une facture hésitante, un format standard du commerce, une toile préparée industriellement, un sujet répété à l'identique d'un tableau à l'autre, une signature illisible tracée au pinceau fin sur une peinture par ailleurs sommaire. Aucun de ces signes ne suffit isolément — c'est leur accumulation qui renseigne.

Et l'inverse arrive aussi : des toiles sans signature lisible, jugées sans intérêt par la famille, se rattachent à un peintre identifiable une fois le revers examiné. C'est parce qu'on ne peut pas trancher au mur qu'il vaut mieux envoyer les photos que décider seul.

Les erreurs fréquentes des héritiers

La première est de vider avant de regarder. Les débarras emportent chaque fois quelques objets de valeur réelle, souvent les plus discrets : c'est tout le sujet de la page sur le fait de vider une maison de famille.

La deuxième est de nettoyer, faire recadrer ou faire rentoiler « pour présenter mieux ». Sur le marché de l'ancien, une intervention récente et maladroite coûte plus qu'elle ne rapporte, et elle est irréversible.

La troisième est de tenir le récit familial pour établi. Il est précieux pour la provenance, mais il se déforme en trois générations : notez-le, transmettez-le, ne le présentez pas comme un fait.

La quatrième est de croire qu'il faut une démarche particulière parce que l'œuvre vient de l'autre côté de la Méditerranée. Le tableau est chez vous, en France : le faire estimer ne demande rien de plus que pour n'importe quel tableau.

La cinquième est d'attendre le règlement complet de la succession pour se renseigner. Faire estimer n'engage à rien et donne au contraire une base commune aux héritiers : voyez les œuvres dans une succession et notre guide sur l'estimation d'un tableau reçu en héritage.

Les photos à préparer, et dans quel ordre

La face entière d'abord, tableau à la verticale, à la lumière du jour, sans flash, cadrée bien droite. Puis la signature en gros plan, avec le lieu et la date s'ils y figurent.

Puis le revers en entier, châssis compris, et chaque inscription, étiquette ou cachet photographiés séparément et lisibles. Si le dos est fermé par un papier ancien, photographiez-le sans l'ouvrir.

Terminez par un détail de la matière en lumière rasante — la photo qui distingue une peinture d'une impression —, par les plis et les manques s'il y en a, et par les dimensions hors cadre en centimètres. Photographiez aussi les documents de famille qui accompagnent l'œuvre.

Ce qui se passe ensuite

Vous recevez une estimation indicative et argumentée sous 48 heures maximum après réception de votre dossier, gratuitement et sans engagement. Ce n'est pas une offre : sur photos, aucune offre ferme n'est possible.

Trois voies s'ouvrent ensuite. Le rachat : nous sommes marchands d'art, nous sommes votre acheteur, et notre offre ferme vient après examen de l'œuvre. La mise en vente accompagnée : nous vous représentons auprès d'acheteurs ou d'une maison de ventes, sans jamais être partie à la vente — vous êtes réglé directement, nos honoraires sont facturés à part et nous ne détenons jamais les fonds. L'orientation : si l'œuvre se vend mieux ailleurs, nous vous disons vers qui vous tourner, gratuitement.

Et si le tableau n'a pas de valeur marchande, nous vous le dirons aussi, clairement, sans rien vous proposer.

Les photos à préparer

Un bon dossier tient en 4 photos

  • Face entièreCadrez l'œuvre entière, sans reflet.
  • Signature en gros planZoomez sur la signature.
  • Dos de la toile / châssisÉtiquettes, inscriptions, marques au dos. Souvent négligées mais essentielles.
  • Détail de la matière / toucheUn gros plan sur la touche du pinceau.
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Cette page est une information générale destinée à préparer vos démarches. Elle ne constitue ni un conseil juridique ni un conseil fiscal, et ne remplace pas l'avis de votre notaire, seul compétent sur votre dossier.

Après l'estimation

Trois voies, et dans chacune vous savez quelle est notre place

Une estimation ne vaut rien si elle ne débouche sur rien. Selon l'œuvre, son marché et ce que vous recherchez — un montant sûr et rapide, ou le meilleur prix possible — nous vous proposons l'une de ces trois voies.

Nous rachetons

Un montant ferme, connu avant de décider

Nous sommes marchands d'art : dans cette voie, nous sommes votre acheteur, pas votre conseil. Après examen de l'œuvre, nous vous faisons une offre ferme, à un montant connu avant que vous décidiez. L'enlèvement est pris en charge, le paiement se fait à la remise. Cette offre est inférieure à ce qu'une belle enchère pourrait rapporter : nous assumons le risque et le délai à votre place.

quelques jours, après examen de l'œuvre

Nous vous orientons

Le bon interlocuteur, sans rien vous vendre

Certaines œuvres se vendent mieux ailleurs que chez nous : une maison de ventes spécialisée, une galerie, un marché régional. Dans ce cas nous vous le disons et nous vous indiquons vers qui vous tourner. Ce conseil est gratuit et ne vous engage à rien. Nous travaillons avec un réseau de professionnels partenaires, auprès desquels nous sommes susceptibles d'être rémunérés lorsqu'une mise en relation aboutit.

immédiat

Nous vous représentons

Nous portons l'œuvre jusqu'à l'acheteur

C'est souvent la voie la plus intéressante pour vous. Nous mobilisons notre réseau d'acheteurs, ou nous confions l'œuvre à la maison de ventes la mieux placée pour elle — et nous vous représentons jusqu'au bout : constitution du dossier, négociation, choix de la vente, suivi jusqu'au règlement. Vous restez propriétaire de l'œuvre jusqu'à sa vente. Nous ne sommes jamais partie à la vente : l'acheteur ou la maison de ventes vous règle directement, et nous vous facturons nos honoraires à part. Nous ne détenons jamais votre argent.

de quelques semaines à quelques mois

Nous n'organisons pas de ventes aux enchères : lorsque c'est la bonne solution, nous confions votre œuvre à la maison de ventes la mieux placée et nous vous y représentons.

Faire estimer mon œuvre

Questions fréquentes

Non. L'œuvre est en France et vous êtes en France : la faire estimer ne demande rien de plus que pour n'importe quel tableau. Des photos suffisent, et c'est gratuit.

C'est le cas le plus fréquent et ce n'est pas bloquant. Envoyez la face, la signature en gros plan et le revers en entier : le lieu inscrit au dos, une étiquette ou le type de châssis permettent souvent de situer l'œuvre sans nom lisible.

Nous vous le dirons franchement, et c'est utile : vous saurez que l'objet a une valeur de souvenir et pas de marché, et vous pourrez décider en connaissance de cause plutôt que de le confier à quelqu'un qui entretiendra le doute.

Signalez-le et photographiez le pli en lumière rasante. Un pli ne rend pas une toile invendable ; il change l'état, donc l'estimation, et il vaut toujours mieux qu'il apparaisse dès le dossier.

C'est l'usage le plus fréquent de nos estimations. Une estimation écrite, établie avec les mêmes critères pour chaque objet, donne une base commune. Elle ne s'impose à personne mais elle déplace la discussion du ressenti vers le fait.

Sous 48 heures maximum après réception de votre dossier, qui doit comporter quelques photos nettes. C'est gratuit et sans engagement, quelle que soit l'issue.

Nos guides sur le sujet

Vous avez aussi

Faire estimer mon objet · gratuit